Jean-Paul Messina, historien camerounais, à travers une évocation historique, parfois imprécise, évoque le modèle d'engagement chrétien de Baba Simon fervent adepte du respect des religions traditionnelles, Kirdi avec les Kirdi, convaincu de la nécessité de l'école, jouant un rôle bénéfique auprès des missionnaires occidentaux, subissant la calomnie mais ne perdant jamais sa foi en Dieu et en l'homme.
UNE GRANDE FIGURE DE LA MISSION
BABA SIMON
par Jean-Paul Messina
Jean-Paul Messina, professeur à l’Université Catholique d'Afrique
Centrale, enseigne l'histoire de l'Église et les religions africaines à la
Faculté de Théologie. Il est aussi Secrétaire national de la commission
épiscopale “ Doctrine de la Foi ”
de la Conférence des évêques du Cameroun. Il est titulaire d'un doctorat
en histoire du christianisme, d'un DEA en Sciences des religions et d'une
maîtrise en Théologie.
Prêtre diocésain, Baba Simon quitte son Sud-Cameroun natal pour
évangéliser le Nord et, plus spécifiquement, la tribu des Kirdi. Il y devient,
à sa manière, un précurseur des grandes orientations missionnaires
d'aujourd’hui
Dans ce qu'il convient d'appeler aujourd'hui la deuxième évangélisation
de l'Afrique, les témoins africains de l'Évangile occupent une place de plus en
plus importante. Au Cameroun, entre autres figures, Baba Simon fait partie de
celles que les historiens considèrent comme les modèles d'engagement chrétien
ou de vie missionnaire[1].
Cet homme, que Mgr de Bernon présente comme la “fierté de l'Église du
Cameroun ”[2]
a laissé un testament d'une richesse incroyable dont ne sauraient rendre compte
les quelques pages que nous lui consacrons ici. Il conviendrait, néanmoins,
dans l'optique même de ce numéro de Spiritus, de situer dans les grandes lignes
la place du dialogue ou de l'écoute dans sa vie de missionnaire. Mais
commençons d'abord par présenter l'homme.
Baba Simon, de son vrai nom Simon Mpecke, est né en 1906 dans l'ethnie
bakoko du Sud-Cameroun. Il fait ses études primaires à l'école de la mission
catholique d'Edéa où il obtient, en 1917, le certificat de fin d'études
primaires. Baptisé la même année par le père Chevrat, il est recruté comme
moniteur à la mission. Un soir de l'an 1923, en compagnie de ses collègues,
Mathias Bell, Oscar Misoka et Jean-Oscar Aoué, il observe la photo d'un prêtre
noir sur une page d'un journal. La surprise est totale. Tous les efforts
déployés par les Pallotins pour former un clergé camerounais de 1890 à 1914
n'ont donné aucun résultat. Bien au contraire, le décès du premier candidat à
la prêtrise, André Toko, par noyade en 1893, avait laissé croire que le Noir,
accablé par la malédiction de Cham, ne serait jamais ordonné prêtre.
À cette vue, Baba Simon se sent comme submergé par une grâce spéciale.
Il prend alors la décision suivante: “ Ou mourir ou devenir
prêtre ”[3].
Décision qu'il ne tarde pas à soumettre au directeur de son école, Thomas Omog
et au chef-catéchiste, Paul Makoundou qui l'encouragent. Mais il fallait aussi
l'avis du curé de la mission d'Edéa, le père Pierre Young.
Le père Young entreprit de lui apprendre le latin ainsi qu'à ses
camarades avant de les faire inscrire au petit séminaire de Mvolyé à Yaoundé.
Le 8 août 1924, ils quittaient Edéa pour Yaoundé, et commençaient leur
formation de prêtre. En 1927, Baba Simon poursuivit sa formation au grand
séminaire saint Laurent de Mvolyé où il reçoit la tonsure en 1931, les ordres
mineurs en 1933, le diaconat en avril 1934 et l'ordination sacerdotale le 8
décembre 1935.
Après leur ordination sacerdotale, Baba Simon et ses frères dans le
sacerdoce furent jugés inaptes à se déployer sur le terrain et on leur imposa
une année d'études de pastorale en 1936. C'est dans un environnement peu
favorable, à cause du contexte colonial, que Baba Simon commence son ministère
dans la mission de Ngovayang en qualité de vicaire, pour le poursuivre à
Douala autour des années cinquante, dans la paroisse de New-Bell située en
plein quartier populaire. En ces années cinquante, New-Bell est le siège de
l’UPC, premier parti nationaliste Camerounais. C'est la première paroisse où
Baba Simon exerce son ministère comme curé. En 1950, avec un autre prêtre camerounais,
l'abbé Thomas Mongo, il accompagne les pèlerins du vicariat de Douala qui se
rendent à Rome à l'occasion de l'Année sainte. Au cours du voyage, il fait la
connaissance de l'abbé Fulbert Youlou de Brazzaville avec qui il tisse de
profonds liens d'amitié[4].
En 1959, son ami devenu évêque, Mgr Thomas Mongo, l'envoie en mission
au Nord-Cameroun pour soutenir l’œuvre des sœurs Servantes de Marie qui avaient
exprimé le souhait d'aller évangéliser les Kirdi. Pour les ressortissants du
Sud-Cameroun, le Nord du pays avait mauvaise réputation. C'était “l'enfer” du
Cameroun. Affecter un travailleur sudiste au Nord était une grande punition.
L'engagement de Baba Simon pour l'évangélisation des Kirdi peut donc être
considéré comme héroïque. A la suite des dures épreuves vécues à Mayo-Ouldemé
et à Tokombéré, Baba Simon revient au Sud-Cameroun où il meurt le 13 août 1975.
Baba Simon a incarné avant la lettre l'esprit d'Ad Gentes. Tout
son ministère sacerdotal se caractérise par cette attitude missionnaire. Au
diocèse de Douala où il a servi à Ngovayang et à New-Bell, il s'est comporté
comme un envoyé du Christ auprès des siens. Pour cette première génération de
prêtres camerounais, l'enjeu pastoral majeur était de faire comprendre à leurs
compatriotes que la mission ne s'identifiait pas aux religieux occidentaux,
mais qu'elle était au centre de la vie de tout prêtre. Si, d'une manière
générale, les encycliques missionnaires (Maximum Illud en 1919, Lo Sviluppo
en 1923, Rerum Ecclesiae en 1926, etc.) avaient posé les fondements
de la formation du clergé autochtone et indiqué les domaines particuliers de
leur activité, il reste qu'il appartenait à chaque prêtre “dit indigène”
d'inventer sa pédagogie pastorale et sa méthodologie missionnaire pour être
crédible ou pour corriger les impressions négatives laissées par les
religieux-blancs. Baba Simon se montra très original là-dessus.
Convaincu que la Bonne Nouvelle ne pouvait positivement être accueillie
que là où la culture du peuple est connue et prise en compte, il mit un point
d'honneur à écouter ses paroissiens, à apprendre leur langue et à comprendre
leur univers religieux traditionnel. Son amour de la vérité lui imposait
d'ailleurs une telle disponibilité pour écouter et chercher à comprendre les
situations auxquelles il se trouvait confronté, avant de suggérer des pistes de
solution. Dans son ethnie d'origine, les Bakoko, Baba Simon entreprit des
recherches pour comprendre, expliquer les traditions et croyances locales et,
éventuellement, souligner, pour celles des valeurs qui ne contredisent pas
l'Évangile, qu'elles sont des préfigurations lointaines mais réelles du
message chrétien. On sait que Baba Simon a laissé une étude ayant pour titre La
Religion des Bakoko[5].
Mgr Thomas Mongo, s'inspirant de celle-ci, se plaisait à dire qu'en Afrique
noire, la connaissance de Dieu ne pose pas de problème majeur puisque les
religions traditionnelles en parlent, mais c'est la connaissance de
Jésus-Christ, son Fils, qui leur échappait [6].
Le départ de Baba Simon pour le Nord-Cameroun répond à une autre vision
de sa mission apostolique. Dans ce Cameroun où il était courant de dire que le
Sud est chrétien et évolué, le Nord musulman et attardé, il n'était pas facile
à un prêtre séculier jouissant d'une relative aisance matérielle de décider de
renoncer à ce privilège pour aller affronter la “ misère ” des Kirdi.
Toutefois, la vérité historique nous impose de relever que c'est une sœur
indigène, Marie-Céline Ngo Pem, Servante de Marie, qui est à l'origine de cette
épopée missionnaire. Pour autant, cela ne diminue en rien le mérite de Baba
Simon dont la disponibilité et la geste évangélisatrice ont suscité
l'admiration.
Le pays des Kirdi, il convient de le redire, est très différent de la
région de Douala. Ici, le climat est semi-désertique, les semailles et les
récoltes sont tributaires de la générosité des saisons, la population et ses
traditions ont une spécificité qui gagne à être bien découverte pour une
communication viable et efficace. De plus, il y a l'obstacle de la langue. Par
ailleurs, la présence des missionnaires occidentaux, les Petits Frères de
Jésus, ne semble pas lui favoriser la tâche. Tout est à faire.
La conviction intime de Baba Simon, c'est que : “ Si le climat
s'impose à l'homme, la rencontre de l'autre se construit ”. Et pour
construire une relation, il faut connaître l'autre : parler sa langue,
comprendre ses traditions et croyances. Baba Simon apprit un certain nombre de
dialectes Kirdis et s'intéressa de près aux valeurs culturelles et religieuses
de ce peuple. C'est sur ce dernier aspect que résida le succès de son
apostolat. En fait, c'est auprès des prêtres du culte traditionnel que Baba
Simon fit son noviciat de messager de la Bonne Nouvelle au sein du peuple
kirdi.
Les Kirdi et leurs traditions
Chez eux, plus qu'ailleurs peut-être, les sacrifices en l'honneur de
Dieu témoignent de sa présence permanente chez les vivants. Baba Simon
remarquera lui-même: “ Au Sud, les Bakoko croient que Dieu est inaccessible,
au-dessus des nuages, voyant et entendant tout. Ici, les Kirdis croient en un
Dieu unique, suprême, souffle de vie et animateur de l'univers, en père qui
s'approche des hommes en leur faisant des signes [7].
Son respect du sens du sacré chez les Kirdi va lui valoir la sympathie et
le soutien des anciens et des grands prêtres du culte traditionnel. Il était
sans doute judicieux, avant de parler du Fils de Dieu, de savoir où en étaient
les Kirdi avec la notion de Dieu, Créateur et Maître de l'univers. Au début des
années soixante, cette approche de l'évangélisation aurait facilement été
placée sous le signe de l’inculturation si le mot avait été d'actualité
au Cameroun à cette période.
À côté des traditions, il y a l'homme, le Kirdi, pour qui œuvre le missionnaire.
Comment vit cet homme? Que peut-on faire pour l'aider à améliorer ses
conditions de vie ? Autant de questions qui préoccupent Baba Simon. L'état dans
lequel il trouve le Kirdi n'est guère enviable. Méprisé par ses voisins
musulmans, sa condition sociale est précaire et menacée par la maladie et la
pauvreté. S'agit-il simplement, pour les aider, de leur donner de la nourriture
ou de les soigner ? Baba Simon trouvera une solution qu'il résumera dans cette
formule. “Si la misère est l'ennemi de Dieu, l'ignorance est l'ennemi numéro
un de l'homme. ”
Combattre l'ignorance
Combattre l'ignorance, c'est éduquer l'homme, c'est le former pour le
rendre maître et responsable de son destin. En pays kirdi, Baba Simon l'a
compris mieux que quiconque. Dès son arrivée à Mayo-Ouldemé, sa vocation
de moniteur à Edéa ressuscite spontanément face à la réalité. Il crée une école
dont il restera longtemps l'unique moniteur.
L'école de Baba Simon n'est pas une école de conquête ou d'imposition
culturelle, mais une école qui doit répondre aux besoins des Kirdi, qui doit
les libérer et non les asservir. L'école coloniale avait suscité de la
méfiance. Baskouda note à ce sujet: “ Baba Simon sentit le danger. Alors,
il multiplia ses visites pour découvrir ce milieu particulier et se faire
connaître. Il prit le temps d'écouter, d'observer et de se laisser imprégner.
Il découvrît peu à peu que l'homme de la montagne, méprisé et délaissé, était
doté de beaucoup de qualités: il était capable de prendre en main sa propre
évolution” [8]
Prendre contact avec les familles, discuter avec elles et évaluer leurs
besoins, c'est les impliquer directement dans la construction du royaume. Baba
Simon le fait avec une méthode originale. Il marche à pied et il va nu-pieds.
C'est impensable ! Un prêtre qui va nu-pieds, on n'en avait pas encore vu au
Cameroun. Pourtant, il a de quoi se procurer des chaussures; il ne pense pas
non plus promouvoir le “misérabilisme” chez les Kirdis. Ce qu'il veut, c'est
témoigner la fraternité en Christ à ses paroissiens, c'est se rapprocher d'eux,
vivre leur condition pour mieux les aider. “ Être kirdi avec les Kirdi ”.
C'est par ce biais qu'il gagne la confiance de ces montagnards victimes de
toutes sortes de persécutions et d'exclusion sociale.
Avec les missionnaires occidentaux
Le Kirdi ne manquera donc pas de voir en cet apôtre venu du Sud-Cameroun
un passionné de Dieu et un ami de l'homme. Peut-on aimer et servir Dieu qu'on
ne voit pas sans aimer son prochain qu'on voit? Mais Baba Simon n'est pas le
seul missionnaire à évangéliser les Kirdi. Il y en a d'autres : les Petits
Frères de Jésus, les Oblats de Marie Immaculée (à qui Rome avait confié
l'évangélisation de tout le Nord-Cameroun en 1943), des laïcs (médecins,
infirmiers) et des religieuses de diverses congrégations.
Ces missionnaires n'ont pas les mêmes charismes ni la même conception
de l'évangélisation que Baba Simon. Ils œuvrent pourtant pour le salut d'un
même peuple. Prenons un exemple: Si la nudité des Kirdi constitue pour certains
missionnaires occidentaux comme une fatalité de l'histoire, Baba Simon, lui, en
est plutôt scandalisé. Il lui devient évident qu'il faut changer le regard des
“missionnaires” sur les exigences africaines de la mission. Il ne sera pas
seulement en mission auprès des Kirdi, mais également auprès des missionnaires
occidentaux. Sa qualité de membre de la fraternité sacerdotale de
Jésus-Caritas lui permettra de remplir efficacement cette mission particulière.
Avec le docteur Maggi, médecin laïc d'origine suisse, il se lie
d'amitié car la charité a besoin d'être éduquée et orientée pour produire des
effets bénéfiques. C'est Baba Simon qui explique au Dr Maggi les méandres de la
vie conjugale chez les Kirdi. Il l'accompagne dans bon nombre de ses tournées.
Cette rencontre, le Dr Maggi la taxera lui-même de “ providentielle”. Presque
tous les missionnaires occidentaux ayant côtoyé ce prêtre camerounais finiront
par découvrir qu'au-delà de la misère kirdi, il y a une richesse, celle d'un
patrimoine culturel et qu'il est un atout pour l'évolution du peuple.
Le chemin de croix
Mais Baba Simon, le défenseur des Kirdi, eut à souffrir des situations
inhérentes à sa vie de missionnaire : incompréhensions diverses et accusations
calomnieuses. Il faut rappeler ici la crise de 1970 où un évêque camerounais,
Mgr Albert Ndongmo du diocèse de Nkongsamba, est accusé d'avoir voulu renverser
le gouvernement. C'est un musulman, Ahmadou Ahidjo, originaire du grand nord,
qui dirige le gouvernement. La crise, d'essence politique, a vite fait de
prendre une coloration religieuse. Elle est présentée comme un complot ourdi
par les chrétiens du Sud contre les musulmans du Nord. Baba Simon, qui œuvre
dans le grand nord, est accusé d'être un membre actif de ce complot.
D'ailleurs, lui, prêtre originaire du Sud, qu'est il venu faire au Nord ?
Jusqu'en 1959, seuls les missionnaires blancs avaient la charge d’évangéliser
cette partie du Cameroun.
Revenu à Yaoundé en novembre 1970, Baba Simon est pratiquement assigné
à résidence pendant un mois. Il lui est interdit de quitter la capitale sans
l'autorisation de la présidence de la République. Il est soupçonné de semer la
dissidence par distribution de tracts. En fait de tracts, on ne trouvera sur
lui que des copies des rapports qu'il avait lui-même transmis aux autorités
gouvernementales.
Libéré et reconnu innocent, Baba Simon rentre à Tokombéré pour
reprendre son ministère. Mais il est déjà usé par le poids de l'âge, des
responsabilités et de tant d'années de dur labeur. Ses moments privilégiés
sont les temps consacrés à la méditation, ce qui lui permet de contempler Dieu
et d'aimer davantage l'homme. Il semble que la méditation ait été la source
fondamentale de son inspiration pour la mission.
Que retenir de cette grande figure du clergé Camerounais ?
Grand homme, Baba Simon l'a été. Son plus grand mérite est d'avoir
réussi à transcender les contradictions et les contrariétés de la vie missionnaire
pour rester fidèle à l'esprit de l'Evangile et témoigner de la foi chrétienne,
non par simple idéal de triomphalisme mais par un engagement concret au service
de la cité terrestre sans lequel la cité de Dieu est une vaine obsession. Cet
engagement est fondé sur l'amour de la vérité, l'écoute et le respect de
l'autre, la foi en Dieu et en l'homme créé à son image. Baba Simon s'est ainsi
révélé un modèle de messager de la Bonne Nouvelle.
Sa théologie missionnaire trouve sa source dans l'expérience vécue sur
le terrain, au milieu du peuple qu'il entend sanctifier. Baba Simon s'est
beaucoup plus soucié de la pratique, laissant aux autres le soin de théoriser.
Ce témoin de la mission ne ferait pourtant pas aujourd'hui de complexe devant
les grandes questions qui agitent les partisans de la théologie de la
libération et ceux de l'inculturation.
Jean-Paul Messina, Institut Catholique, BP
11628, Yaoundé, Cameroun.
[1] Lire à ce sujet: J.P. MESSINA, Des témoins
camerounais de l'Évangile, Yaoundé, Presses de l'Université
Catholique d'Afrique Centrale, 1998, 84 p. 21
[2] Voir J.B. BASKOUDA, Baba Simon. le Père des kirdi, Paris, Cerf 1998, p. 166.
[3] Texte manuscrit de J-O. AOUÉ. “ Souvenir et réflexion d'un Ancien sur l'Église
catholique au Cameroun ”.
non
daté, p. 3.
[4] L'abbé Fulbert Youlou sera le premier Président de la République du Congo-Brazzaville en 1960.
[5] Cet ouvrage. dont l'existence est attestée par l'abbé Jean-Marc Ela demeure introuvable aujourd'hui.
[6] Voir le texte de Mgr Mongo, “ Le Cameroun
devant son indépendance ”, in D.C. 1318, 20 décembre 1959, pp.
1571-1584.
[7] BASKOUDA. Op. cit. p.
69.
[8] Idem p. 43